Madame B. : retrouver son chez-soi et le goût du quotidien
Après une entrée en maison de repos vécue très difficilement, sa famille a organisé son retour à la maison avec une équipe présente jour et nuit. Son moral s'est progressivement rétabli.
- Situation
- Placement en maison de repos mal vécu, moral dégradé
- Décision
- Retour à domicile organisé par la famille
- Accompagnement
- Présence 24 h/24 et 7 j/7, équipe fixe de trois gardes-malades
- Cadre
- À son domicile, avec passage des infirmiers
Un placement qui devait la sécuriser
Lorsque Madame B., veuve, a quitté son domicile pour entrer en maison de repos, sa famille pensait avoir choisi la solution la plus sécurisante pour elle. Avec l’âge et une autonomie devenue plus fragile, continuer à vivre seule à la maison semblait de plus en plus difficile.
Mais la transition ne s’est pas passée comme prévu.
Au cours des semaines et des mois qui ont suivi son entrée en maison de repos, Madame B. s’est très mal adaptée à son nouvel environnement. Loin de sa maison, de ses habitudes et de tous les repères qui avaient accompagné une grande partie de sa vie, son moral s’est progressivement dégradé. Elle était devenue extrêmement déprimée et sa famille avait le sentiment de la voir décliner depuis son placement.
L’organisation du retour à domicile
Face à cette situation, ses proches ont finalement pris une décision importante : organiser son retour à domicile, mais cette fois avec une structure suffisamment importante autour d’elle pour qu’elle puisse y vivre en toute sécurité.
Alter Ego à Domicile a alors organisé une présence 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7. Une équipe fixe composée de trois gardes-malades se relaie au cours du mois afin qu’une personne soit continuellement présente auprès de Madame B., de jour comme de nuit.
Ce retour à domicile repose également sur une bonne complémentarité entre les différents intervenants. Des infirmiers passent notamment pour effectuer la toilette complète et assurer les soins qui relèvent de leur compétence. Nos gardes-malades prennent ensuite le relais pour accompagner Madame B. dans tous les gestes du quotidien devenus difficiles à réaliser seule.
Le quotidien, au-delà de la sécurité
Elles l’aident notamment dans ses déplacements et ses transferts à l’intérieur de la maison : passer du lit à une chaise, rejoindre le salon depuis sa chambre, s’installer dans le canapé ou retourner se coucher. Cette présence permanente permet de sécuriser ces différents moments et de réduire les risques liés à sa perte d’autonomie.
Mais le maintien à domicile ne consiste pas uniquement à assurer la sécurité de Madame B. Il s’agit surtout de lui permettre de continuer à vivre chez elle.
Nos gardes-malades effectuent les courses avec elle ou pour elle, préparent ses repas et restent attentives à son alimentation et à son hydratation. Elles assurent également le suivi de la prise des médicaments selon l’organisation mise en place et peuvent l’accompagner à l’extérieur lorsque cela est nécessaire.
Elles l’aident à s’habiller et à se déshabiller et prennent également le temps de l’accompagner dans les petits gestes de coquetterie qui ont toujours fait partie de sa personnalité. Choisir ses vêtements, se coiffer, prendre soin de son apparence ou se maquiller lorsqu’elle en a envie sont des gestes simples, mais importants.
Et puis il y a tout ce qui ne se mesure pas en tâches : une conversation dans le salon, un repas partagé, une petite sortie, quelques mots échangés au cours de la journée ou simplement la présence rassurante de quelqu’un à ses côtés.
Ce que le retour a changé
Surtout, Madame B. a retrouvé sa maison. Ses meubles, ses objets, sa chambre, son salon et toutes ces petites habitudes qui constituaient son quotidien avant son entrée en institution. Elle peut également recevoir à nouveau ses enfants et ses proches dans son propre environnement.
Depuis son retour et la mise en place de cette présence permanente, la situation a considérablement évolué. Madame B. s’est réapproprié son quotidien, son moral s’est amélioré et elle a progressivement retrouvé davantage d’intérêt et de plaisir dans ses journées.
Une entrée en maison de repos n'est pas nécessairement irréversible. Lorsqu'une personne vit difficilement son placement et que son état permet d'envisager un retour à domicile, une organisation adaptée peut parfois offrir une véritable alternative.
Pour Madame B., cela nécessite aujourd'hui une équipe de trois gardes-malades, une présence 24 heures sur 24, l'intervention des infirmiers et l'implication de sa famille. Mais cette organisation lui permet de vivre là où elle se sent le mieux : chez elle.
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